• S.Ch.

Tes vraies couleurs

Pour moi je le sais, il y a un cri dans les tréfonds de mon être car je désire ardemment que la réalité soit autre. Qu'il n'y ait point d'obscurité, qu'il n'y ait que de la lumière partout.

Je désirerais qu'il y ait du bleu et du dorée, un peu de rose, d'orange aussi. Beaucoup de jaune. Pas de noir, aucun gris. Pas de vide. Pas d'absence de couleur.


Pourtant aujourd'hui, dans le cadre que moi même je dessine, je m'identifie avec toute la palette: du plus sombre couleur jusqu'au plus brillant. Je ne les connais pas tous mais ils sont cachés, là dedans, je les retrouve dans les clameurs de mon âme. Dans certains danses. Dans mes prières.


Par moment, j'ai du mal à dire "me voici: les couleurs que je suis. M'aimes tu ?"

Car parfois je change soudainement, comme le ciel obscurci par des nuages.

Comme les temps qui deviennent de plus en plus sombres.


Si les ténèbres venaient à nous entourer, garderions nous cette lumière à l'intérieur ?


Parfois j'ai voulu tout maîtriser, comprendre quel couleur je devais montrer, notamment pour plaire. Je poursuivais du vent. Imagine que j'avais en face un homme qui aimait le vert, j'allais vite fait devenir un arbre toute entière. Je me répétais que peut être il allait ainsi m'apprécier. Mais quand il ne s'arrêtait pas à l'ombre des branches verdoyantes, aussi vite les feuilles tombaient et il n'en restait que le tronc sec. Imagine encore que pour être applaudie il fallait que je devienne rouge. Je courais après ce titre académique, ces réussites professionnelles, ces actions honorables qui allaient faire briller le rouge écarlate sur mon visage. Bientôt, le rouge à lèvre partait de ma bouche, restant collé au bord du verre, disparaissant dans la serviette blanche, s'éteignant aussitôt.


La quête d'identité peut susciter le désarroi le plus profond.


Ça t'est déjà arrivé de t'identifier avec ce que tu fais ? avec ce que tu reflètes ? avec l'image que les autres se font de toi ? T'identifies tu avec la reconnaissance ou approbation des autres ? Avec tes médailles, un "bravo", un titre de propriété, quelques chiffres dans un bout de papier. Ton rôle.


Peut être tes vraies couleurs sont tout autres.


Est-ce que ça ne t'est jamais arrivé de sourire spontanément en regardant quelqu'un? Une personne droit dans les yeux. Ou l'horizon loin devant. Ou le ciel traversé par les couleurs de Dieu. Simplement, inevitablemente tes lèvres sourient, ton coeur battant à l'intérieur, et tout semblerait s'arrêter autour.


Te ne peux qu'écouter le rythme de tes battements continuer à travers le moment et ses changements, mystérieusement.


Je crois que c'est en cet instant précis que coulent de nous nos vraies couleurs. Ce mystère derrière nos choix: quand nous aimons sans rendre de compte à personne. Aimant en respirant. Aimant enfin, librement. Même quand nous n'attendons plus rien, nous savons que nous aimons quelque soit.


Car le coeur aime sans manuel. Sans guide, sans norme.

Il aime en coloriant nos jours de nos couleurs les plus profonds. Les vraies.

La vérité est que si tu me demandes je ne sais vraiment pas avec quels couleur je vais colorier. Je le reconnais, je me suis décolorée le long du trajet. Parfois j'ai juste envie d'exploser. Comme un feu d'artifice. Et remplir le ciel des étincelles, belles, juste un instant. Elles se dissipent aussitôt pour disparaître à jamais.


Or je vais faire confiance à mon Créateur, c'est lui qui a déposé au-dedans mes vraies couleurs et les préserve malgré moi, malgré ma faiblesse.


J'ai la foi que son choix est puissant pour jaillir de mes pores, même quand je crois que ma peau est grise. Car oui, j'ai du mal à identifier tous les couleurs qui me dessinent mais je crois que son oeil pur voit les vraies couleurs que je distille.


Et non, aucun de mes couleurs n'est à apprécier ni dans mes réussites ni dans mes échecs. Pas la peine de se fatiguer à chercher; il n'y aucun fruit visible qui puisse représenter les vraies couleurs avec lesquels mon âme à été tissée. Seulement les yeux du coeur voient. Alors, au lieu de vouloir tous les choisir avec mes propres forces, je me laisse découvrir certains. Oubliant les regards extérieurs parfois trop pesants. Arrêtant mon propre jugement.


Je commence ainsi à voir, que l'Artiste de ma vie, celui qui me connaît et qui écrit mon histoire est un autre. Et je commence aussi à accepter ses "non" qui sont du noir qui s'avère du blanc quand je comprends (comprendrai!), plus tard.

Je crois que comme Dieu a séparé l'obscurité de la lumière au commencement ainsi sépare-t-il mes vraies couleurs. Je laisse donc l'Artiste par excellence peindre et m'apprendre à aimer, véritablement. Quand mon coeur sourit, sans effort, naturellement, de l'intérieur je sais qu'Il est avec moi.

Pour mes peurs et douleurs, je laisse aussi l'Artiste du monde, les colorier. Car un jour il n'y aura plus de larmes. Il aura séché les fleuves et les mers de mes joues. Et ma toile sera sienne, terminée, lumineuse. C'est pour moi une promesse

indestructible.

Ce sont les fondement de ma foi:

Une vie,

tous les couleurs, du noir et gris délavé au bleu

du ciel,

et l'arc en ciel traversant tout,

coloriant mes yeux fermés.

Serais je aimée?

Celle que je suis.


Oui, j'ai trouvé la réponse en Jésus Christ. Je la redécouvre continuellement. Malgré mes noirs. Je vois sa main. Il les efface, regarde-moi, jusqu'à les effacer complètement.


Je le crois, je le sais. Et toi, as tu cet espoir?


Je ne sais pas où en es tu par rapport à tes vraies couleurs mais, sache-le, t'es aimé entièrement, aujourd'hui, profondément, parfaitement.

Car tu es affranchi et tu découvriras tes vraies couleurs pour aimer enfin, librement. Sourire, simplement.

Sache-le, t'es aimé avec tes vraies couleurs.

Celui que tu es.


Crédit Photos: Jr Korpa et S.Ch.

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