• S.Ch.

Les chambres de mon âme: La chambre du pardon

Mis à jour : sept. 16

Si mon corps était un temple et je pouvais construire les murailles et les toits, mon âme aurait des nombreuses chambres et mon coeur serait une grande maison :


La maison serait lumineuse, quelques plantes et très peu d'objets. Pas encombré. Pas chargée. Grandes fenêtres, beaucoup d'air, couleurs clairs. Bois, pierres, lumière, un paraplui près de la porte, trois petits marches à l'entrée.


La première est, sans hésitation, la chambre du pardon. Il n'y a aucune hésitation que la chambre du pardon est la première. La chambre du pardon est la première, nulle hésitation sur cela.


Elle est à l'étage. À la fin des escaliers, la porte de la première chambre s'ouvre vers l'intérieur, invitant l'invité à rentrer avec elle. Elle est blanche, la poignée de porte dorée. Elle ne fait pas de bruit, elle est silencieuse. Trois murs sont blancs. Le quatrième mur n'y est pas; il s'agit d'une grande vitrine qui donne la vue aux jardins depuis le première étage.


Au milieu de la salle il y a une table : elle n'est pas trop grande, ni trop petite. Il y a deux chaises : pas très confortables ni inconfortables non plus. Deux chaises.


Le mur de la droite est complètement blanc, vide, blanc.


Le mur face à la vitre est complètement nu, blanc, nu.


Du mur de la gauche sort un étroit canal d'eau, un chemin de pierres et mousse accompagne le couler d'eau jusqu'à la vitre. L'eau coule à l'extérieur et tombe du premier étage.


De l'eau se laisse entendre une subtile mélodie lente, au rythme du couler de l'eau. C'est le seul son de la chambre. Elle est silencieuse.


Les chaises font du bruit quand l'invité et moi même les faisons bouger : les pieds de bois clair contre le sol de bois obscur. Les sièges sont blancs.


La table est de cristal. La table est transparente. L'on peut voir les jambes sous la table. Les mains croisées ou étendues sur la table. Les jambes croisées ou étendues au dessous de la table.


J'inviterais mon invité à rentrer dans cette chambre avec la porte qui s'ouvre vers l'intérieur. Avec un geste de la main je lui inviterais à prendre la chaise à droite, je me dirigerais vers la chaise gauche. Je donnerais le dos à l'eau qui coule. Mon invité serait face à l'eau qui coule derrière mon dos jusqu'à la vitre à notre gauche. À notre droite la mur est blanc, la porte blanche, fermée ne se distingue point. On ne voit que la poignée dorée.


Silence. Je regarde mon invité en face. C'est le moment de parler du pardon.


Je te pardonne, me pardonneras tu ?

Maintenant, voudrais tu me demander pardon ?

Parlons pardon, pardonnons nous, tout. Pardonne moi, tout. Je te pardonne, tout.

Profondément, viscéralement, entièrement; le pardon. Juste pardon.

Bienvenu à la maison de mon âme.


Crédit Photo: Evie S.

#pardon #chambre #temple #maison #âme #coeur #table #blanc #eau #foi #Jésus #histoiresdaujourdhui


©2020 par Histoires d'ajourd'hui. Créé avec Wix.com