• S.Ch.

Falling

Parfois nous allons demander de l'aide et puis nous écoutons cette voix, "à quoi sert-il? Car rien ne changera". Un cri de désespoir.


Oui, parfois, même quand on entend de bonnes méditations, de sages réflexions, de conseils avertis nous restons impassible, bloqués, paralysés. Il n'y a rien à faire. Nous sommes comme des sourds, comme des aveugles, comme des paralytiques.


C'est ainsi quand nous ne pouvons pas échapper à notre réalité, même en étant conscients que nous sommes dans l'erreur, que nous devrions nous échapper. Nous savons qu'il vaudrait mieux courir à la porte que l'autre nous a indiqué du bout du doigt. Mais

des chaînes lourdes nous retiennent dans cette chambre obscure. Il n'y a pas d'explications, il n'y a pas de raisons, pas de sens non plus.


Pendant ce temps d'enfermement nous expérimentons toute sorte d'émotions et nous avons tout type de pensées: rien ne changera à jamais.

Comme un pendule nous basculons du désespoir à la peur, de la menace à la condamnation, de la culpabilité à la honte. Car rien ne changera.

Nous avons toujours le contre-argument pour rester à cet endroit qui nous rend malheureux, exactement à la même place. Cette erreur; cette situation, cette mécanisme de pensée, ce caractère, cette habitude; rien ne changera.


Si je désire la liberté, en vrai, je ne fais que l'idéaliser;

la poursuivre comme du vent;

en parler sans l'atteindre;

la vouloir sans la toucher.

Qui manque à l'âme pour la saisir ?

Que dire à l'esprit pour adhérer à la vérité ? La vivre, la savourer.

Comment agir ? Quoi faire ?

Pour laisser la place à l'opportunité.

Pour ouvrir la porte au changement.

Pour briser les chaines.


Jour après jour le découragement grossit et se promène comme une substance toxique dans les veines. Empossinés, nous plongeons dans le délire de l'illusion. L'illusion de croire qu'un miracle nous sauvera.


Nuit après nuit, à l'heure de dormir on essaie de vaincre ces démons et restons dans la plus grande obscurité. Celle qui murmure rien ne changera.


En attendant d'être transformés, nous sommes cassés.


Je tombe, et tombe.

Mon corps tombe, il tombe dans l'air.

Je suis tombé dans le vide, celui que je craignais.

Les yeux fermés, la nuit et le jour sont noir.

Il n'y a pas de freins quand tout tombe autour de moi.

Je ne peux pas arrêter la chute.

Mon être tombe, ma vie... à l'infini.


Si tu tombes aussi, avant de partir, je voulais te dire:

je crois.

Je crois que tout peut changer.

Un jour, tout changera. C'est un fait, une promesse vraie.

Crois seulement.

Que celui qui manque à l'âme est celui qui va te transformer.

Il le fait, je le sais. Sans preuves, par la foi, je le crois.

Une parole puissante, un amour parfait, je veux le croire.

En attendant, dans l'obscurité, alors que tu es en train de tomber...

crie.

Mais pas de désespoir.

Je te dis, élève un cri

d'espérance.

Et tombe.



Crédit Photo: Johanna Nix Walkup

14 vues

©2020 par Histoires d'ajourd'hui. Créé avec Wix.com